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Coller serrer

Coucou mes roseaux,

J'ai longtemps hésité à vous parler de tout cela.

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Samedi dernier, je suis sortie en boite de nuit au club section zook de Fontenay-sous-Bois. J'adore danser ça me défoule. Mais c'est souvent à double tranchant pour moi. Je suis quelqu'un de solitaire et de timide. J'ai besoin de connaitre les gens qui m'entoure pour être pleinement à l'aise. Le fait d'être entouré de gens inconnus ne me plait pas spécialement et surtout des inconnus qui vous écrasent les pieds, vous crient dans les oreilles, vous bousculent. Il y a aussi le fait qu'être entourée de tous ces gens cela me ramène à ma propre solitude (d'autant plus quand je suis célibataire). Mais en même temps, j'aime bien l'ambiance festive, me déhancher sur la musique (surtout quand c'est 50% retro et 50% nouveautés) et partager une soirée entre amis. Et  L A  M U S I Q U E est pour moi un exutoire, un défouloir. Je rentrais donc le matin à moitié heureuse et à moitié déprimée. Et ce matin là, quand je suis rentrée je n'avais qu'une envie: E C R I R E. J'avais envie de coucher sur le papier ce que je ressentais qui est vraiment très ambivalent. Du coup, le côté déprime n'était pas là.

Mais c'est sans doute aussi dû à une petite anecdote. Il y a quelques mois je suis allée dans cette même boite. Fin de soirée, je commençais même à m'endormir debout contre un pilier lasse du zouk et de danserdanser (avec des «mauvais» danseurs). Et je sens quelqu'un qui me tire la main délicatement. Je me réveille. Et un homme est devant moi. Il m'invite à danser. Il a des locks. Il est grand, habillé tout en noir. Et j'ai ressenti une certaine attirance donc j'ai accepté encore un peu endormie. 

On a dansé le reste de la séquence zouk ensemble et puis il y a une séquence plus rythmée et donc on s'est séparés. J'ai dansé car je vais principalement en boite pour ces séquences: ragga, dancehall, kuduro, R'n'B. Et puis la séquence zouk revient. Le même homme m'invite à danser. J'accepte et là on discute un peu: prénom, ville d'habitation. Et là, on se taquine un peu du style: «non mais je vois bien que tu me trouves trop belle» (je précise que je plaisantais je ne me suis JAMAIS trouver belle) et lui «je sais que tu trouves que je danse trop bien.»(il dansait effectivement super bien mais heureusement il se moquait aussi de lui avec ironie je n'aime pas trop les pretentieux). La soirée s'enchaîne comme ceci-ci. Et puis, mes amies me disent:« après la prochaine séquences zouk, on y va.» Je lui dit donc et il me dit qu'il aimerait bien qu'on s'échange nos numéros. Je lui réponds que cela ne va servir à rien. Même si j'etais charmée, attirée, je n'etais pas dupe. Je sentais qu'il avait un fort caractère et qu'il aimait draguer, plaire. Mais ensuite, je me suis rappeler que j'étais célibataire et qu'il me plaisait et donc pourquoi pas. Et oui pourquoi pas. Je lui ai donné. Et je suis allée rejoindre mes amies. Une fois dans la voiture, je reçois un sms. Et vont s'en suivre une dizaines de sms. Et puis le lendemain des messages. Et là, mon cerveau a posé la question: tu as une copine ? Et il me répond: «oui mais j'aimerais avoir une relation suivie avec toi». Et bien, j'étais déçue pas qu'il m'ait dit la vérité. C'est bête hein mais pour une fois j'aurais préféré qu'il mente. Je pense que ça m'aurait fait du bien de me faire draguer par lui. Mais bon maintenant que je le savais vraiment je ne pouvais faire comme de rien et je le lui ai dit. Bien sur, il a insisté, mais sans plus. Et je suis dit, je suis qu'il y a déjà fait ça. C'est un pro de la drague. 

Et samedi dernier, je l'ai vu usé du meme stratagème avec ma sœur. Mais je n'étais pas sur que se soit lui jusqu'à ce que je l'interpelle quand il est passé à côté de moi:

Je lui dit: 

- Bonjour (il était 5h du matin)

- Bonsoir (et là, il plonge son regard dans le mien et rien de son côté). Rafraichis moi la mémoire (Et là, je suis sur que c'est lui).

- Ben non rien vu que tu ne te rappelles pas de moi. Tanpis. 

- Ok.

J'avoue que cela m'a un peu perturbé sur le coup mais ensuite je me suis dit que non que ce n'était pas qui avait un problème.

J'ai bien sûr prévenu ma sœur.

Dites moi que je ne suis pas la seule ressentir cette déprime en sortant de boite.